Grève SNCF – La CNCAUT et la FNAUT prennent des initiatives convergentes

La CNCAUT (Coordination nationale des collectifs et associations d’usagers du train) et la FNAUT ont pris des initiatives convergentes pour obtenir le dédommagement des usagers du train pénalisés par la grève des cheminots. La FNAUT va relayer les demandes des signataires de la pétition de la CNCAUT.

Une grève qui pénalise gravement les usagers du train

La grève des cheminots affecte gravement la situation des usagers de la SNCF. Les plus pénalisés d’entre eux sont les plus modestes, captifs du train – travailleurs précaires, étudiants, lycéens – mais aussi tous ceux qui ne bénéficient pas de possibilités de télétravail ou ne peuvent recourir au covoiturage.
Depuis trois semaines, et pour une période annoncée au moins équivalente, les usagers souffrent d’une « grève perlée » de deux jours et de perturbations importantes les trois jours qui suivent. La qualité de service ne correspond plus à l’abonnement souscrit et génère des dépenses supplémentaires  imprévues pour nombre de voyageurs.

Des initiatives convergentes

La CNCAUT, qui s’est créée pour faire connaître les difficultés des voyageurs et réclamer le remboursement des abonnements SNCF (TGV, Intercités, TER, Transilien et RER), a rencontré un grand succès. Elle a été soutenue dès sa création par plusieurs associations locales de la FNAUT. Elle regroupe aujourd’hui les 67 000 voyageurs signataires de sa pétition, et des associations indépendantes.
De son côté, la FNAUT, qui fédère 165 associations locales, a saisi le Premier ministre des le début du conflit pour réclamer un dispositif d’indemnisation exceptionnelle des voyageurs et l’inscription d’une obligation d’indemnisation dans le code des transports en cas de grève prolongée. Elle a rencontré la SNCF aux niveaux régional et national pour présenter ses exigences.

La FNAUT relaie les revendications de la CNCAUT

La poursuite du conflit a créé les circonstances d’un soutien actif de la CNCAUT par la FNAUT, association de consommateurs agréée par l’Etat. Ce soutien permettra de mieux faire entendre les revendications des 67 000
signataires de la pétition, des associations locales d’usagers, et plus largement des 4,5 millions de voyageurs quotidiens.
A l’issue de leur rencontre du 2 mai , la CNCAUT et la FNAUT ont convenu de travailler pour porter ensemble leurs exigences vis-à-vis de la SNCF et des pouvoirs publics :
– TGV et Intercités : demandes de remboursement des abonnements confirmées et seuils jugés inacceptables.
– Pour les TER (hors RER Ile-de-France, réunion prévue le 17 mai), 60 % minimum et plus selon les régions et les circulations pouvant aller jusqu’à 100% en cas de non circulation.
– Des modalités à préciser (en particulier cas des abonnements non renouvelés) et des modes opératoires à expliquer.
– A plus long terme, inscription dans les conventions, une règle minimale simple et équitable de dédommagement liée aux jours et circulations perturbés.

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Grèves dans les transports ferroviaires – Indemnisation exceptionnelle nécessaire

Bonjour à tous,

La situation catastrophique des trains mis à dispositions dans nos gares ainsi que les indemnisations proposées par la SNCF nécessite des mesures fortes.

Etant membre de la FNAUT nous les avons donc saisi. Nos revendications ont été prises en compte et sont aussi partagées par le FNAUT.

De leurs côtés ils ont d’ores et déjà fait les actions suivantes :

  • Demande d’indemnisation à hauteur de 60% au lieu des 30% proposés par le SNCF.
20180424 - fnaut - demande indemnisation

 

 

Dédommagement des abonnés pour le mois d’avril

Dédommagement des abonnés pour le mois d’avril : ceux qui ont des trains vers Paris sont dédommagés en priorité, et vont même gagner de l’argent !!!

Quelle surprise de découvrir cette article sur le blog d’axe TGV atlantique :

Publié le 20 avril 2018 par Jessica de l’équipe SNCF TGV Atlantique

« Prenant en considération les désagréments que les périodes de grèves ont pu occasionner sur vos voyages quotidiens avec un plan de transport globalement à moins d’1 TGV sur 3, tous les jours de grève entre le 22/03 et le 19/04/18 inclus, vous seront remboursés à 100% (soit 9 jours de grève sur les 30 jours passés) dès la fin du mois d’avril »

 Il est à noter que compte tenu du dispositif mobilico instauré par la Région Centre, les abonnés de la ligne entre Paris et Tours  vont en plus gagner de l’argent. Tant mieux pour nos amis de la ligne, mais que d’argent public gaspillé…

 Et nous à Poitiers ? Il n’y a eu qu’un train le mercredi 18 avril au matin. Les autres jours, il a été impossible pour les usagers de se rendre à leur travail. Il faut ajouter Chatellerault. Alors que des trains partant de Bordeaux pouvaient s’arrêter dans nos gares.

De plus, le dédommagement de la SNCF prend-elle en considération le coût d’une journée d’absence professionnel ? (pour une personne gagnant environs 2000 € cela coûte  au plus de 60€ au salarié)

L’association ne peut que constater l’incohérence et l’inégalité de traitement à la fois de nos régions et de la SNCF sur cette situation.

Réponse de l’association sur le blog

Surprise du jeudi 19 avril !

Chers lecteurs, chères lectrices,

La SNCF a encore frappé par son incapacité à communiquer des informations correctes à leurs usagers.

Quelques usagers devant se rendre à Paris depuis la gare de Poitiers en ce beau jeudi 19 avril 2018,  jours de grève, ont suivi l’information sur le site de la SNCF. Comme l’indique la capture d’écran ci-dessous, il fallait se rendre en TER à Angoulême pour attraper « l’Express » Bordeaux/Paris.

Horaire SNCF pour le trajet du jeudi 19 avril le matin.
Horaire SNCF pour le trajet du jeudi 19 avril le matin.

Cependant, sur place, le TER en question n’existait pas et a été remplacé par un autocar. Soit ! Mais l’autocar ne pouvait qu’idéalement arriver à Angoulême à 8h06. Idéalement en effet, car après avoir discuté avec le chauffeur de l’autocar en question, dans les fait il serait arrivé à la gare de cette ville qu’à 8h20 au mieux. Les usagers comprirent rapidement que pour attraper « l’Express » de 7h46 dans cette même gare, sauf à courber l’espace temporelle, ils ne voyaient pas comment un simple mortel pourrait y arriver.

S’il est possible d’entendre le désaccord social d’une partie du personnel de la SNCF au regard des nouvelles mesures salariales envisagées par le gouvernement, il reste malgré tout difficile aujourd’hui de comprendre qu’une telle erreur de communication.  D’autant plus qu’il ne coûte presque rien (15 minutes environ sur le temps globale d’un trajet) à un train qui passe par Poitiers de s’arrêter en gare pour récupérer les quelques usagers pour lesquels il est indispensable de se rendre à leur travail.

L’aventure continue …