Grèves dans les transports ferroviaires – Indemnisation exceptionnelle nécessaire

Bonjour à tous,

La situation catastrophique des trains mis à dispositions dans nos gares ainsi que les indemnisations proposées par la SNCF nécessite des mesures fortes.

Etant membre de la FNAUT nous les avons donc saisi. Nos revendications ont été prises en compte et sont aussi partagées par le FNAUT.

De leurs côtés ils ont d’ores et déjà fait les actions suivantes :

  • Demande d’indemnisation à hauteur de 60% au lieu des 30% proposés par le SNCF.
20180424 - fnaut - demande indemnisation

 

 

Dédommagement des abonnés pour le mois d’avril

Dédommagement des abonnés pour le mois d’avril : ceux qui ont des trains vers Paris sont dédommagés en priorité, et vont même gagner de l’argent !!!

Quelle surprise de découvrir cette article sur le blog d’axe TGV atlantique :

Publié le 20 avril 2018 par Jessica de l’équipe SNCF TGV Atlantique

« Prenant en considération les désagréments que les périodes de grèves ont pu occasionner sur vos voyages quotidiens avec un plan de transport globalement à moins d’1 TGV sur 3, tous les jours de grève entre le 22/03 et le 19/04/18 inclus, vous seront remboursés à 100% (soit 9 jours de grève sur les 30 jours passés) dès la fin du mois d’avril »

 Il est à noter que compte tenu du dispositif mobilico instauré par la Région Centre, les abonnés de la ligne entre Paris et Tours  vont en plus gagner de l’argent. Tant mieux pour nos amis de la ligne, mais que d’argent public gaspillé…

 Et nous à Poitiers ? Il n’y a eu qu’un train le mercredi 18 avril au matin. Les autres jours, il a été impossible pour les usagers de se rendre à leur travail. Il faut ajouter Chatellerault. Alors que des trains partant de Bordeaux pouvaient s’arrêter dans nos gares.

De plus, le dédommagement de la SNCF prend-elle en considération le coût d’une journée d’absence professionnel ? (pour une personne gagnant environs 2000 € cela coûte  au plus de 60€ au salarié)

L’association ne peut que constater l’incohérence et l’inégalité de traitement à la fois de nos régions et de la SNCF sur cette situation.

Réponse de l’association sur le blog

Surprise du jeudi 19 avril !

Chers lecteurs, chères lectrices,

La SNCF a encore frappé par son incapacité à communiquer des informations correctes à leurs usagers.

Quelques usagers devant se rendre à Paris depuis la gare de Poitiers en ce beau jeudi 19 avril 2018,  jours de grève, ont suivi l’information sur le site de la SNCF. Comme l’indique la capture d’écran ci-dessous, il fallait se rendre en TER à Angoulême pour attraper « l’Express » Bordeaux/Paris.

Horaire SNCF pour le trajet du jeudi 19 avril le matin.
Horaire SNCF pour le trajet du jeudi 19 avril le matin.

Cependant, sur place, le TER en question n’existait pas et a été remplacé par un autocar. Soit ! Mais l’autocar ne pouvait qu’idéalement arriver à Angoulême à 8h06. Idéalement en effet, car après avoir discuté avec le chauffeur de l’autocar en question, dans les fait il serait arrivé à la gare de cette ville qu’à 8h20 au mieux. Les usagers comprirent rapidement que pour attraper « l’Express » de 7h46 dans cette même gare, sauf à courber l’espace temporelle, ils ne voyaient pas comment un simple mortel pourrait y arriver.

S’il est possible d’entendre le désaccord social d’une partie du personnel de la SNCF au regard des nouvelles mesures salariales envisagées par le gouvernement, il reste malgré tout difficile aujourd’hui de comprendre qu’une telle erreur de communication.  D’autant plus qu’il ne coûte presque rien (15 minutes environ sur le temps globale d’un trajet) à un train qui passe par Poitiers de s’arrêter en gare pour récupérer les quelques usagers pour lesquels il est indispensable de se rendre à leur travail.

L’aventure continue …

Grève à la SNCF : Idées reçues sur le service minimum

Nous vous partageons un article Franceinfo: sur le service minimum.

1 – « La SNCF est obligée de faire circuler un TGV sur deux durant la grève »

FAUX. La SNCF n’a aucune obligation, au niveau national, de faire circuler un nombre minimum de trains. Le texte impose aux agents de déclarer leur intention de grève 48 heures à l’avance. Sur la base de ces déclarations, l’entreprise doit ensuite élaborer un « plan de transport adapté ». Ce plan permet de réaffecter du personnel non-gréviste sur certaines lignes considérées comme prioritaires ou éviter qu’une ligne soit totalement à l’arrêt, résume BFMTV.

En revanche, en Ile-de-France, un nombre de trains minimum doit circuler pendant la grève, selon un contrat qui couvre la période 2016-2019 et lie Ile-de-France Mobilités à la SNCF. Sous peine de pénalités financières, la SNCF doit assurer un niveau de service de « 60%, 50% ou 33% » de l’offre de référence pour chacune des gares pendant les heures de pointe et selon « le niveau de conflictualité ». En dessous de ce taux minimal, la SNCF peut donc être pénalisée, mais cela ne garantit rien cependant pour les usagers.

2 – « La SNCF doit informer les voyageurs à l’avance »

VRAI. La véritable garantie que les usagers peuvent exiger est celle de l’information. Selon la loi de 2007, « tout usager a le droit de disposer d’une information gratuite, précise et fiable sur le service assuré ». Cette information doit être délivrée « au plus tard 24 heures avant le début de la perturbation ».

Dans le cas particulier d’une grève reconductible, la SNCF s’engage à fournir les informations à la clientèle au plus tard la veille à 17 heures.

3 – « Si le service minimum n’est pas assuré, les voyageurs sont remboursés »

VRAI et FAUX. Puisque la SNCF n’a pas l’obligation d’assurer un service minimum au niveau national, elle n’a pas celle de rembourser ses voyageurs, selon la loi. En revanche, si l’entreprise ne remplit pas ses obligations en matière de plan de transport et d’information des voyageurs, elle doit rembourser totalement les titres de transport, pour la durée de ces manquements. Par exemple, si une personne voit son trajet Paris-Lyon annulé alors que la ligne devait être desservie malgré la grève, elle pourra être remboursée totalement.

Sur son site, la SNCF annonce cependant une mesure commerciale qui va au-delà de ses obligations légales : pour les TGV, TER et Intercités, les clients peuvent faire une demande de remboursement ou d’échange sans frais pour les billets non utilisés, « y compris pour des tarifs non échangeables/non remboursables ». La demande de remboursement peut se faire via le formulaire en ligne, en boutique ou au guichet SNCF. En cas de retard de trains, la garantie G30 reste applicable.

4 – « Le service minimum oblige des grévistes à travailler »

FAUX. Seuls les non-grévistes peuvent être mobilisés dans le cadre du plan de transport adapté. Si tout le personnel fait grève, tous les trains sont donc à l’arrêt et ni la SNCF ni le gouvernement ne peuvent entraver ce « droit de grève ». « A la SNCF ce n’est pas un service minimum, c’est un service garanti », a rappelé Bernard Aubin, secrétaire général du syndicat de cheminots FiRST (Fédération indépendante du rail et des syndicats des transports) sur franceinfo. « Compte tenu du recensement du personnel à disposition, on va essayer de faire circuler le maximum de trains. Mais s’il y a 100% de grévistes, il y aura 0% de train en circulation. »

Un ultime recours existe toutefois, la « réquisition d’employés grévistes » prévue par le Code de la défense. Cette décision doit cependant être motivée par un souci de « sauvegarder l’ordre public et la continuité des services publics », rappelle Marianneet reste improbable. « En 1920, ce moyen avait été utilisé pour empêcher la grève générale des cheminots. Mais aujourd’hui, faire le pari d’un bras de fer comme celui-ci serait un suicide politique », explique à l’hebdomadaire Stéphane Sirot, historien spécialiste des mouvements sociaux.

Article Franceinfo